4G2 : L’urbanisation du monde

  • L’urbanisation est un processus fortement lié à la mondialisation.
  • Si l’urbanisation est un phénomène ancien, elle connaît une accélération spectaculaire depuis plus d’un demi-siècle et se généralise à l’ensemble du monde. Elle modifie en profondeur les espaces, les territoires et les sociétés, en particulier du fait de l’essor des très grandes villes que sont les métropoles.
  • A l’échelle des métropoles, les paysages et les espaces traduisent leur degré d’insertion dans la mondialisation.
  • A l’échelle du monde, les villes jouent un rôle structurant, même si elles sont inégalement connectées aux réseaux de la mondialisation

En quoi les formes de l’urbanisation, ses paysages et ses espaces, montrent-ils le degré d’insertion dans la mondialisation ?

4G2 urbanisation 1

Diaporama du cours :

I. A l’échelle des métropoles, paysages et espaces de la mondialisation

 

Je découvre

 

Je mets en application

 Activité 1 : La métropole de Mexico

Dossier pp. 192-197

Fiche 1  : 4G2.1

 Activité 2 : L’urbanisation mondiale

Dossier pp 198-199

Fiche 2 : 4G2.2

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  • Depuis 2008, la moitié des 7 milliards d’humains vivent dans des villes. Le taux d’urbanisation global est en constante augmentation. La part des urbains est plus forte dans les pays riches et en Amérique latine où elle dépasse les 75 %. A l’inverse l’Afrique et l’Asie présentent des taux d’urbanisation plus faibles (40 %) mais en forte progression notamment en raison de l’exode rural.
  • De nombreux lieux et paysages sont caractéristiques des grandes villes du monde : les zones commerciales qui attirent les populations urbaines dans ces espaces regroupant commerces, services et activités ludiques ; les hubs de communication (aéroports et grandes gares) ; les centres des affaires ou CBD avec leurs gratte-ciel.
  • Certains espaces témoignent des fortes inégalités sociales entre habitants d’une même ville : les bidonvilles, quartiers pauvres auto-construits et quartiers fermés ou gated community s’opposent.
  • Traditionnellement on oppose la ville et la campagne, l’urbain et le rural. Mais la limite entre les deux tend de plus en plus à disparaître avec l’étalement urbain et la périurbanisation. Cependant la ville-centre et sa banlieue avec leurs fortes densités s’opposent aux périphéries beaucoup moins denses.

Je vais plus loin et je m’entraîne

1. A l’échelle des métropoles, les paysages et espaces de la mondialisation, par profnoailles

II. A l’échelle du monde, des villes inégalement insérées dans la mondialisation

Je découvre

Je mets en application

Activité 1 : Tokyo, une ville mondiale

Dossier pp 210-213 – Itinéraire 2

 Activité 2 : Détroit, une shrinking city

Dossier pp 214-217 – Itinéraire 2

 Activité 3 : Bilan des études de cas

Dossier pp 218-219

 Activité 4 : Une inégale intégration dans la mondialisation

Dossier pp 220-221

Fiche 2 suite 

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  • Les métropoles mondiales sont de grandes villes qui exercent des fonctions de commandement politique, économique et culturel à l’échelle mondiale. Elles sont très bien connectées aux réseaux de la mondialisation. Elles sont au cœur des flux humains (immigration, tourisme) grâce à leurs hubs de transport. Ce sont des villes attractives et cosmopolites. Elles sont à la tête d’un réseau hiérarchisé de villes qui échangent principalement entre elles et forment un « archipel métropolitain mondial » c’est-à-dire un ensemble de villes bien reliées entre elles et qui assurent l’essentiel des activités de la mondialisation. Elles sont principalement portuaires et dans les pays développés. Elles créent souvent des régions urbaines appelées mégalopoles.
  • À l’opposé, certaines villes sont moins bien intégrées à la mondialisation et connaissent un phénomène de déclin urbain, désigné sous le terme de « shrinking cities » ou « villes rétrécies ». Ce déclin est :

– urbain et se manifeste par la multiplication des friches (usines, logements vacants ou à l’abandon…) et le délaissement de certains quartiers, soit dans les quartiers péricentraux, soit même parfois dans la ville-centre historique (cf. « Downtown » des villes étasuniennes touchées par ce phénomène) ;

– démographique et économique, marqué par la perte d’activités, de fonctions, de revenus et d’emplois ;

– social avec le développement de la pauvreté, du chômage et de l’insécurité.

  • Ces villes en déclin peuvent être analysées comme ne parvenant pas à refonder leur potentiel économique, social et urbain sur des bases nouvelles afin de se (re)connecter aux grands réseaux et flux d’échanges de la mondialisation. Les plus anciennes villes touchées par ce phénomène ont été les villes de traditions industrielles d’Europe et d’Amérique du Nord. Mais le phénomène se diffuse dans toutes les régions du monde, notamment dans les pays émergents. Parfois très médiatisé, ce processus de déclin demeure cependant relativement limité et elles peuvent être redynamisées.

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  2. A l’échelle mondiale, une inégale insertion dans la mondialisation, par profnoailles